A ma raison d’écrire

Bien sûr d’autres que moi, souffrant du même mal
Depuis le plus jeune âge, aux noires cicatrices :
Jambes paralysées ne marchant pas ou mal,
Dos courbé retenu par des vis fixatrices,
N’ont pu mêler leur corps à celui d’un amour.

Mais moi je fus aimée, il y a des années.
Oh ! rarement tel un couple toute une nuit…
Et avec eux jamais nos âmes embrassées
N’ont pu conserver le feu de la joie qui luit.
De mes relations reste le goût du doute.

Au soir de l’existence, il est dur le constat
D’avoir quasiment tout échoué dans ses actes.
Cela fait que toujours je mène le combat
Pour garder ouvert mon cœur qui tant se rétracte
Au moindre embarras que lui fait l’adversité.

Je sais, il n’est pas là cet homme de ma vie,
Ni le juste produit du plaisir fait Enfant.
Mais qu’importe après tout, ma pauvre et vieille amie,
Si le monde remplace à lui seul un amant,
Si le vent du bonheur souffle et secoue ta plume.

Marygrange

Musique : "A day without rain" d'Enya


A ma raison d'écrire
envoyé par marygrange